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Multimedia and web technologies

Une analyse de Comment le web change le monde (2/3) : La conclusion du livre

Le jeudi 29 mai 2008 par Stéphane Turlier dans les catégories ,

Je voudrais aujourd’hui revenir sur la thèse principale démontrée par Francis Pisani et Dominique Piotet dans leur livre.

Avant tout Comment le web change le monde est un livre d’économiste qui cherche à identifier les modèles économiques qui régissent le web. Le principal enseignement de l’ouvrage se situe donc sur ce plan là ( c.-à-d. davantage que sur son analyse anthropologique de l’utilisation du web) : Il s’agit de la démontrer le glissement de la production de valeur dans l’économie du numérique. En effet, après la révolution du web 2.0 la création de valeur ne se fait plus au niveau de ce que Pisani et Piotet appellent des “nodes” (terme repris de l’anglais qui signifie noeud en français). Les nodes, ce sont les infrastructures matérielles et logicielles comme les PC et leur système d’exploitation, les serveurs qui hébergent des applications, les terminaux mobiles, etc. Aujourd’hui, l’essentiel de la création de valeur (en terme de rémunération de service) se fait au niveau des relations qui se créent entre ces nodes.
Pour Pisani et Piotet ce changement bouscule considérablement l’équilibre des forces dans le microcosme de l’industrie informatique, car de la même manière que les développeurs de logiciels ont pris l’ascendant sur les fabriquants de matériel dans les années 80 et 90, ce sont aujourd’hui ceux qui gèrent les relations entre ses nodes (Google, Facebook, etc) qui sont suscepitbles de gagner de l’argent. Mais leur analyse va plus loin, si la mutation a touché de plein fouet l’industrie informatique, elle a vocation à s’étendre à tout ou majeure partie (non identifiée dans l’ouvrage) du reste de l’économie. Pour cela, ils citent l’exemple des médias et de l’information (Pisani étant journaliste devenu blogueur, cela explique certainement ce choix). Les médias ont été obligé (et le seront encore davantage dans l’avenir) de se convertir au nouveaux modes de création de contenu et d’échange d’information.

Demain, nous reviendrons sur les limites de l’ouvrage, les arguments qui me paraissent contestables et les questions qu’il laisse ouvertes.

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(non publié)
 
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