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Multimedia and web technologies

Et Google rata son entrée dans les téléphones portables pour le bonheur d'Apple ?

Le jeudi 25 septembre 2008 par Stéphane Turlier dans les catégories ,

Google en partenariat avec T-Mobile USA et HTC a présenté le premier téléphone équipé d’Android, son système d’exploitation dédié aux applications mobiles. Échec retentissant qui met en émois la blogosphère entière. Je voudrais ici relativiser l‘échec de Google et montrer qu’au contraire, il n’a pas trop mal raté son coup.

Personne n’est à l’abri d’un échec, y compris les meilleurs. Google, enfant prodige de la nouvelle économie vient d’en faire l’amère expérience. Voulant contrecarrer l’iPhone (même si c’est plus un intention qu’on lui prête, qu’un objectif avoué), la firme de Palo Alto a voulu faire comme sa grande sœur, se lancer dans un secteur qui lui est jusqu’ici inconnu : le développement de plate-forme mobile.

N’ayant pas eu l’objet en main, je ne reviendrai pas sur les nombreux défauts que l’on reproche à l’Android. Ceux-ci ont déjà été repris en long et en large par la blogosphère et à l’heure qu’il est le consensus serait le suivant : Google a raté son entrée. Il doit revoir sa copie.

Cela retarde-t-il vraiment l’arrivée du “tout mobile” dans les applications utilisateurs?

A première vue, on pourrait s’inquiéter de voir les principaux acteurs du monde mobile, ainsi que les nouveaux entrants incapables de contrecarrer l’avancée d’Apple et de son iPhone. C’est une vision pourtant trop réductrice et ce pour plusieurs raisons:

  • En terme de parts de marchés, Symbian et Windows Mobile sont encore largement en tête ;
  • En terme de fonctionnalités, l’iPhone est rattrapé voire devancé par ces plates-formes ainsi que celle de RIM.

Reste le design, l’ergonomie et l’interface utilisateur, secteurs sur lesquels Apple est sans vrai rival depuis plus d’une décennie. Sur ces secteurs, ainsi que sur celui de la musique en ligne, il jouit encore d’une avance considérable qui commence pourtant à s’effriter. Sa puissance marketing faisant le reste, surtout quand il s’agit d’oublier les erreurs de jeunesse d’un produit. De ce point de vue Google a encore à apprendre d’Apple.

Un bilan plutôt positif tout de même

L’Android de Google n‘était pas le premier essai d’une utilisation de Linux sur une plate-forme mobile. Mais les précédentes tentatives, sans doute trop disparates avaient été sans lendemain. Avec Android, les développeurs Linux bénéficient aujourd’hui d’une base solide pour établir une sorte de standard du développement d’un Linux adapte a la mobilité.

Mieux encore, Google montre avec Android sa capacité à se réinventer un modèle. L’intuition que la mobilité est au cœur des futures innovations technologiques lui a permis de lancer ce projet qui connaîtra certainement de nombreuses évolutions. Il n’est pas dans l’esprit de Google de lancer d’emblée des produits finis parfaitement fonctionnels (Gmail est en beta depuis 2002), mais plutôt de faire évoluer ses produits au fil des attentes du marché. Sa capacité à faire évoluer Android, sera en fait le véritable test de la qualité de sa plate-forme.

Enfin si Android version 1 est voué à être un échec, cela ne remet pas en question la capacité de Google à innover. Toutes les grandes entreprises innovantes ont essuyé de cuisants échecs. Qui se souvient de l’Apple I ou du Newton ? Si aujourd’hui on ne parle (respectivement) que de Macs et d’iPhone c’est entre autres grâces aux “échecs” du passé d’Apple.

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